Alors nous détalerons comme des zèbres d'Afrique, vers d'autres continents, lâchement, sans regret ni regard, avec seulement l'ardeur dans les muscles, de vouloir vivre encore..

Alors nous détalerons comme des zèbres d'Afrique, vers d'autres continents, lâchement, sans regret ni regard, avec seulement l'ardeur dans les muscles, de vouloir vivre encore..
Je ne te connaissais pas encore que je te voulais, mon amour propre l'exigé, et en te voyant épris de moi, je t'ai voulu avec passion, jamais jusqu'à ce jour là ma volonté n'avait était occulté par mon désir.

[ Mais ques qui brille, dans nos regards, ce sont tes yeux noirs ]

J'aimerais te dire à quel point tu m'es essentielle, à quel point ta présence est devenue mon addiction personnelle et à quel point je suis folle. Folle de tout mais tellement de toi... La nuit est belle, l'humeur est sombre et son manteau d'hiver si froid, aussi froid que ma peau glacée que tu étreins avec conviction et peu d'innocence. Les mots seuls ne suffiraient pas à te dire à quel point je tiens à toi. Les mots seuls ne suffiraient pas à te dire combien tu m'es précieux. C'était si loin mais si proche à la fois...

[ Où vas-tu les yeux noirs, tu t'en vas vers nulle part ]


C'est la sorte de fin que personne ne veut vraiment voir, car c'est une tragédie, et elle ne fera que vous abattre.
Maintenant je ne sais plus ce que je suis sans toi autour de moi, et nous savons que ce n'est jamais simple, jamais facile, jamais une séparation nette, personne ici pour me sauver. Tu es la seule chose que je connaisse comme le dos de ma main et je ne peux plus respirer sans toi...


[ Prends tes vêtements, tu as froid, mets-les sur toi. Mais tu cries dans l'eau même en hiver et brillent tes yeux noirs ]



Maintenant viens-là, viens avec moi, ne pars pas sans moi, reste-là, mais ne pars plus sans moi...*

# Posté le vendredi 18 décembre 2009 13:55

Modifié le lundi 21 décembre 2009 13:06

Il faut d'abord que surgisse mon démon afin qu'apparaisse mon ange

Il faut d'abord que surgisse mon démon afin qu'apparaisse mon ange
C'est un chien qu'il te faut, et puis de toute façon t'es mieux toute seule, moi je m'en rend malade à cause de tes conneries...

"-Arrête ça! Je t'interdis de renoncer ! Bats-toi !. Je t'en supplie, bats-toi ! "
"-pourquoi? " je n'avais plus envie de lutter. [...] j'étais presque contente que c'en fût terminé. Cette mort était préférable à celles auxquelles j'avais déjà été confrontée. Étrangement paisible. Savoir la fin était réconfortante. Malgré mes poumons brûlants et mes jambes assaillies par les crampes, j'étais contente. J'avais oublié à quoi ressemblait le vrai bonheur. Le bonheur, il rendait la mort plutôt agréable. [...]
"Au revoir, je t'aime." telles furent mes dernières pensées.


La mort est paisible, simple. C'est beaucoup plus difficile de vivre

# Posté le mercredi 16 décembre 2009 11:25

Modifié le vendredi 18 décembre 2009 13:52

Ces plaisirs violents ont des fins violentes. Dans leurs excès, ils meurent tels la poudre et le feu, que leur baiser consume

Ces plaisirs violents ont des fins violentes. Dans leurs excès, ils meurent tels la poudre et le feu, que leur baiser consume
Tu as disparu, comme tout le reste, maintenant à qui d'autre parler, je suis perdu. Quand tu es parti, tu as tout emporté avec toi, mais ton absence rempli mon horizon, comme si l'on avait percé un trou bayant dans ma poitrine. D'une certaine façon, je suis heureuse, la souffrance est la seule preuve de ta réalité.


J'étais allongée sur mon lit, résignée à endurer la souffrance qui avait enfin daigné se ranimer. La sensation qu'un trou avait été découpé dans ma poitrine, tranchant mes organes vitaux et laissant des plaies béantes aux lèvres grossièrement tailladées qui continuaient à saigner douloureusement en dépit du temps, était paralysante.La raison me disait que mes poumons fonctionnaient toujours, je haletais néanmoins ; la tête me tournait comme si mes efforts pour respirer ne servaient à rien . Mon coeur aussi devait battre, mais je ne percevrais pas ses cognements dans mes oreilles. Mes mains glacées me donnaient l'impression d'être bleues je me mis en chien de fusil , serrant mes côtes pour ne pas me déliter. Je m'obligeai à retrouver mon hébétude, mon déni. Malheureusement, ils me fuyaient. Pourtant, je découvrais que j'étais capable de survivre. J'étais alerte; la peine née de la perte irradiait à partir de mon coeur, déclenchant des vagues épouvantables dans mon crâne et mes membres. Or, c'était supportable. Je m'en remettrais. Ce n'était plus la torture qui m'avait auparavant anéantie, plutôt quelque chose que j'étais maintenant suffisamment forte pour endurer. Pour la première fois depuis longtemps, je ne sus pas de quoi mon lendemain serait fait.


# Posté le mercredi 16 décembre 2009 11:12

Modifié le vendredi 18 décembre 2009 13:59

Que diable as-tu sur le coeur? tu parles comme une âme en peine

Que diable as-tu sur le coeur? tu parles comme une âme en peine

Regardez-moi ce petit corps maigre, ce lendemain d'orgie ambulant. Regardez-moi ces yeux plombés, ces mains fluettes et maladives, à peine assez fermes pour soutenir un éventail, ce visage morne, qui sourit quelquefois, mais qui n'a pas la force de rire.

Il n'est même plus beau, comme une fumée malfaisante, la souillure de son c½ur lui est montée au visage. Le sourire, ce doux épanouissement qui rend la jeunesse semblable aux fleurs, s'est enfui de ses joues couleur de souffre, pour y laisser grommeler une ironie ignoble et le mépris de tout. N'ai-je pas vu briller quelquefois dans ses yeux le feu d'une noble ambition ? Sa jeunesse n'a-t-elle pas été l'aurore d'un soleil levant ? Et souvent encore aujourd'hui il me semble qu'un éclair rapide... Je me dis malgré moi que tout n'est pas mort en lui.

Il est encore beau quelquefois dans sa mélancolie étrange

# Posté le lundi 30 novembre 2009 12:54

Modifié le lundi 30 novembre 2009 13:09

Tu es la partie de moi qui est en toi, je suis aussi la partie de toi qui est en moi

Tu es la partie de moi qui est en toi,  je suis aussi la partie de toi qui est en moi
J'ai cru pouvoir briser la profondeur l'immensité par mon chagrin tout nu sans contact sans écho. Je me suis étendu dans ma prison aux portes vierges comme un mort raisonnable qui a su mourir, un mort non couronné sinon de son néant. Je me suis étendu sur les vagues absurdes du poison absorbé par amour de la cendre. La solitude m'a semblé plus vive que le sang. Je voulais désunir la vie, je voulais partager la mort avec la mort , rendre mon c½ur au vide et le vide à la vie. Tout effacer qu'il n'y ait rien, ni vitre ni buée, ni rien devant, ni rien derrière, rien entier. J'avais éliminé le glaçon des mains jointes, j'avais éliminé l'hivernale ossature du v½u de vivre qui s'annule. Tu es venue, le feu s'est alors ranimé, l'ombre a cédé, le froid d'en bas s'est étoile, et la terre s'est recouverte de ta chair claire, je me suis sentie légere. Tu es venue, la solitude était vaincue. J'avais un guide sur la terre, je savais me diriger, je me savais démesuré. J'avançais, je gagnais de l'espace et du temps. J'allais vers toi, j'allais sans fin vers la lumière, là vie avait un corps, l'espoir tendait sa voile. Le sommeil ruisselait de rêves et la nuit promettait à l'aurore des regards confiants. Les rayons de tes bras entrouvraient le brouillard, ta bouche était mouillée des premières rosées. Le repos ébloui remplaçait la fatigue et j'adorais l'amour comme à mes premiers jours. Les champs sont labourés, les usines rayonnent et le blé fait son nid dans une boule énorme. La moisson la vendange ont des témoins sans nombre, rien n'est simple ni singulier.
La mer est dans les yeux du ciel ou de la nuit. La forêt donne aux arbres la sécurité et les murs des maisons ont une peau commune, et les routes toujours se croisent.

au fond de notre coeur, un beau jour, le beau jour de tes yeux continue. Les champs, l'été, les bois, le fleuve. Fleuve seul animant l'apparence des cimes. Notre amour c'est l'amour de la vie, le mépris de la mort. A même la lumière contredite, souffrante, sans croissance ni fin, un jour sur terre, plus clair en plein terre que les roses mortelles dans les sources de midi. Au fond de notre coeur, tes yeux dépassent tous les ciels, leur coeur de nuit. Flèches de joie, ils tuent le temps, ils tuent l'espoir et le regret, ils tuent l'absence. La vie, seulement la vie, la forme humaine autour de tes yeux clairs.

D'une main composée pour moi et qu'elle soit faible qu'importe. Cette main double la mienne pour tout lier tout délivrer, pour m'endormir, pour m'éveiller d'un baiser la nuit des grands rapports humains. Un corps auprès d'un autre corps la nuit des grands rapports terrestres, la nuit native de ta bouche. La nuit où rien ne se sépare. Que ma parole pèse sur la nuit qui passe et que s'ouvre toujours la porte par laquelle tu es entrée dans ce poème. Porte de ton sourire et porte de ton corps. Par toi je vais de la lumière à la lumière, de la chaleur à la chaleur, c'est par toi que je parle et tu restes au centre de tout comme un soleil consentant au bonheur

# Posté le vendredi 27 novembre 2009 14:18

Modifié le samedi 28 novembre 2009 03:43