Un jour, oui, tout s'éteint

Un jour, oui, tout s'éteint

Je serai l'accident sur le bord de ta route, la larme du poison caché entre les gouttes, le joueur de pipeau fait danser les serpents. Je serai le napalm qui s'accroche à la peau, tourne autour de ton âme. C'est moi le torero qui remue dans la plaie, je serai le couteau. Rien ne sert de t'enfuir, je te rattraperai, même en haut de ton empire nous viendrons te chercher. Je serai le virus va dans le computer de la foire au pognon, Je serai le cracker, comme une pourriture qui ne s'arrête pas, au royaume du sombre de la thune et des rats, je serai comme une ombre à chacun de tes pas. Comme une maladie qui frappe et qui s'en va. Tu peux faire ta prière, j'ai fini de jouer , Viens voir dans le désert aux mirages éclatés. Pour le mal, le clean et puis le sale, le tendre et puis le mal Qui ne s'arrête pas. Je serai avec toi; La clef et puis la chaîne sous le chant des sirènes, à chacun de tes pas je serai avec toi. Le beau et la laideur, Le sang et puis le coeur qui ne s'arrête pas. Soleil noir d'orage, de sagesse est la rage, à chacun de tes pas je serai avec toi. Pour le mal que tu m'as fait; pour le mal que je te ferai...

# Posté le mercredi 11 novembre 2009 09:39

Modifié le mercredi 11 novembre 2009 13:30

Ces envies qui nous poussent à embrasser le vide

Ces envies qui nous poussent à embrasser le vide

Puisque ici tout s'évanouit, nos rires dans la mélancolie, tout prend le large ... Beauté ne gardons que l'instant, avant que les mauvais printemps ne sonnent la charge.

Au diable les rêveurs qui ne tenant pas debout se lient des bagues aux doigts. Et si la mienne est poème et si la mienne est en bois, elle est pour toi. Au diable les rêveurs qui ne tenant pas debout se passent la mort aux doigts. Pauvres de leur cupidité sont ceux qui s'échinent à garder l'autre pour soi. Au diable les rêveurs qui ne tenant pas debout se lient les coeurs en croix. Au diable leur stupidité car même à deux nous ne sommes faits sûr que de soi.

Là où tu es d'autres pays, dans d'autres femmes, dans d'autres lits, prends garde au vent qui parfois fait gonfler les voiles mais qui soudain quand ça lui prend s'enrhume un peu pour nous laisser seuls au milieu. Quand pour rentrer ne reste que l'océan à la nage, quand le voilier devient radeau, quand le manque devient le trop, quand la vie a fait rage. Mon amour je serai tenir les promesses du devenir, un avec toi. Mais j'ai plus que moi-même à qui dire qu'il est triste mon triste empire, qu'il est triste sans toi. Quel océan vers quel abîme, dis-moi où mène ce chemin où tu n'es pas ? Car si l'on ne meurt pas d'amour je peux te dire qu'il est certain que je meurs de toi.

J'ai passé tant de fois de l'ombre à la lumière, dessiné tant de croix pêché tant de rivières, dans le train de la nuit qui va où ? Je ne sais pas. A New York ou Varsovie peu m'importe, tu vois, je cherche encore un chemin, une route au Sud vers le Nord. J'ai prié tant de fois qu'un jour à moi s'unisse celui qui marche avec moi que je ne connais pas. Dans le vol de l'ennui qui m'emmène où ? Je ne sais pas. A New York ou dans ton lit peu m'importe, tu vois. Tiens-moi bien, aussi loin que nous portera la route, tiens bon mon amour.

# Posté le mercredi 11 novembre 2009 09:36

Modifié le mercredi 11 novembre 2009 10:28

Dans la mélancolie je me noie en enfer, et la fumée de ma cigarette grimpe dans l'air les murs de la chambre. Oh crépuscule, mais qui nous sauvera ? La fumée se forme en escalier, à toi de descendre. Allez viens dans mes bras. Pourrait ce nirvana ne jamais s'éteindre ? Mais qui nous sauvera ? Et puis depuis le plafond la douce musique m'appelle. On plane sur un air d'amour et je peux plus dire non. Alors je sors mon amour pour toi. Encore et encore...Les cigarettes me blent et y'a plus d'ange ici, et ça fait saigner mon ur et ça fait saigner mon âme. Mais je peux plus dormir, chaque nuit sans toi y'a plus qu'à mourir dans tes bras.

Dans la mélancolie je me noie en enfer, et la fumée de ma cigarette grimpe dans l'air les murs de la chambre. Oh crépuscule, mais qui nous sauvera ? La fumée se forme en escalier, à toi de descendre. Allez viens dans mes bras. Pourrait ce nirvana ne jamais s'éteindre ? Mais qui nous sauvera ? Et puis depuis le plafond la douce musique m'appelle. On plane sur un air d'amour et je peux plus dire non. Alors je sors mon amour pour toi. Encore et encore...Les cigarettes me brûlent et y'a plus d'ange ici, et ça fait saigner mon c½ur et ça fait saigner mon âme. Mais je peux plus dormir, chaque nuit sans toi y'a plus qu'à mourir dans tes bras.
Je marche dans les villes où des âmes sans nom me fredonnent le tien. Des concerts en sourdine où je chante ton nom pour oublier le mien, pour oublier un peu que toi, tu n'es pas là quand l'hiver se fait rude, que je n'ai plus que moi avec qui partager ma propre solitude. Je marche sous des cieux qui me rappellent un peu la couleur de ta flamme, quand le rouge et le bleu donnent aux amoureux des beautés océanes. Moi, je fuyais l'amour parce que j'avais trop peur, oui, trop peur d'en mourir, mais à trop fuir l'amour, c'est l'amour qui nous meurt avant que de nous fuir. Je suis perdu sur des chemins de pierre, je marche nu. On s'est perdu et mon coeur en enfer que de toi ne battra plus. Je me suis perdu quand je t'ai perdue, j'ai perdu ma lumière, j'ai perdu Terre entière. Je vivrais mille vies et dans mille pays, ça ne changerait rien, car de mille pays, je reviendrais toujours m'éteindre entre tes mains. Si je m'y fais petite, dis s'il te plaît que tu me reprendras, juste pour une nuit, que l'amour n'est pas mort car on ne peut mourir quand on est infini, qu'il revivra encore cet amour, qu'il reprendra la vie, que la pluie dans mes yeux sera assez pour vaincre le désert dans les tiens. Je t'attends sur le banc mais toi tu ne viendras pas, car déjà trop de fois tu es revenue et déjà trop de fois c'est d'autres qui sont venues. Des années ou des siècles, les secondes sans toi, c'est toujours l'éternité. Toi, tu dois faire du beau sur des chemins où moi je ne suis pas, et moi, je reste là à voir passer le monde qui se fout de tout ça, et la nuit j'ai peur, j'ai peur d'en mourir. Et quand moi, je n'ai pas peur, c'est mon coeur qui a peur de te revoir partir. Dans la nuit moi j'ai froid quand à côté de moi c'est une ombre sans vie, c'est un autre que toi, quand à côté de moi c'est l'ombre de toi.


Des jours qui ne ressemblent qu'à l'ombre des nuits, des silences qui résonnent à l'âme comme un cri. Quand les paupières n'ont même plus la force des orages, quand, porté par les flots, je ne vois plus rivage, des amours qui sont nées aux mauvaises saisons. Quand le printemps a tardé à ouvrir ses bourgeons, des lunes toujours pleines qui ne me sourient plus, comme jouer aux échecs quand la reine est perdue, que tout est noir. Comment te dire que tout est noir, comment j'ai peur comment j'ai froid, comment te dire quand tu n'es pas là, que moi sans toi ça ne veut rien dire. Comment te dire, que moi sans toi c'est comme un rire qui trouve pas vers où mourir. Mes sciences qui ressemblent qu'à l'ombre du doute, le bien qui fait du mal quand le mal vous envoûte. Quand au coeur de l'iris c'est le temps des moussons qui vient noyer le blé juste avant la moisson. Dans les travers du temps, je sais, je t'ai perdue et tu l'as dit cent fois, tu ne reviendras plus. Alors je peux partir comme un loup solitaire qui, blessé, s'en ira mourir auprès d'un hêtre. Moi, j'aurais tant voulu que cet être soit toi, tant voulu avec toi être une autre que moi, oublier qui je suis et fermer les paupières. Comment te dire que moi sans toi c'est comme un triste navire qui ne sait pas où partir. Quand on est tellement seul que même la solitude vous semble être une amie dont on se passerait, celle qui fut toujours là depuis le premier souffle qui depuis ce jour-là ne veut plus vous quitter. Quand vous ne savez plus qu'un jour vous saviez rire, quand le mal a choisi votre âme pour empire, quand tous les romantiques et les tristes du monde ont choisi votre coeur pour se mettre à pleurer. Comment te dire que tout est noir, comment j'ai peur comment j'ai froid, comment te dire quand t'es pas là, que moi sans toi ça ne veut rien dire.

# Posté le mercredi 11 novembre 2009 08:23

Modifié le jeudi 12 novembre 2009 12:35

Je vois tout, je sens tout, mille détails entrent en moi comme de longues échardes et m'écorchent vive. Mille détails que d'autres ne remarquent pas. Maintenant je sais une bonne fois pour toutes qu'on ne chasse pas les images, et encore moins les brèches invisibles qui se creusent au fond des ventres, on ne chasse pas les résonances ni les souvenirs qui se réveillent quand la nuit tombe ou au petit matin, on ne chasse pas l'écho des cris et encore moins celui du silence.

Je vois tout, je sens tout, mille détails entrent en moi comme de longues échardes et m'écorchent vive. Mille détails que d'autres ne remarquent pas. Maintenant je sais une bonne fois pour toutes qu'on ne chasse pas les images, et encore moins les brèches invisibles qui se creusent au fond des ventres, on ne chasse pas les résonances ni les souvenirs qui se réveillent quand la nuit tombe ou au petit matin, on ne chasse pas l'écho des cris et encore moins celui du silence.
Que le bonheur arrive lentement ! Que le bonheur s'éloigne avec vitesse ! Durant le cours de ma triste jeunesse si j'ai vécu, ce ne fut qu'un moment. Je suis puni de ce moment d'ivresse. L'espoir qui trompe a toujours sa douceur, et dans nos maux du moins il nous console; Mais loin de moi l'illusion s'envole, et l'espérance est morte dans mon c½ur. Ce c½ur, hélas ! que le chagrin dévore, ce c½ur malade et surchargé d'ennui, dans le passé veut ressaisir encore de son bonheur la fugitive aurore, et tous les biens qu'il n'a plus aujourd'hui ; Mais du présent l'image trop fidèle me suit toujours dans ces rêves trompeurs, et sans pitié la vérité cruelle vient m'avertir de répandre des pleurs. J'ai tout perdu ; délire, jouissance, transports brûlants, paisible volupté, douces erreurs, consolante espérance. J'ai tout perdu : l'amour seul est resté.

Je ne suis plus rien,
[...]
Non, je ne suis plus rien. Je me laisse emporter à l'onde fugitive, parmi tous les dangers qui peuvent arriver, où tant d'hommes divers se vont perdre, ou sauver, et dont la seule mort est le fond, ou la rive.

Qu'on lui tende la main, et la vie est sauvée. Nul ne vient, il succombe, il meurt en frémissant : Tel est mon sort.

# Posté le jeudi 05 novembre 2009 13:21

Modifié le dimanche 08 novembre 2009 06:28

La vie ne se résume pas seulement à regarder les autres la consummer

La vie ne se résume pas seulement à regarder les autres la consummer

Non je ne me tairai pas! Je veux savoir comment je m'y prendrai, moi aussi, pour être heureuse. Tout de suite, puisque c'est tout de suite qu'il faut choisir.
Vous dîtes que c'est si beau la vie.
Je veux savoir comment je m'y prendrai pour vivre


Quel sera-t-il, mon bonheur ? Quelle femme heureuse deviendra-t-elle, la petite Antigone ? Quelles pauvretés faudra-t-il qu'elle fasse elle aussi, jour par jour, pour arracher avec ses dents son petit lambeau de bonheur ? Dites, à qui devra-t-elle mentir, à qui sourire, à qui se vendre ? Qui devra-t-elle laisser mourir en détournant le regard ?


C'est cette volonté de lucidité, qu'elle gardera jusqu'au bout, qui rend si douloureux son combat contre elle-même. *

# Posté le mercredi 04 novembre 2009 17:51

Modifié le jeudi 05 novembre 2009 13:45